lundi 30 décembre 2013

Les crêpes Parmentier

      Bon, d'accord, on n'est pas encore à la chandeleur ! Mais ces petites crêpes à base de pommes de terre sont pourtant de saison !  Elles sont l'accompagnement idéal de plats de fête, comme, par exemple, le filet de bœuf ou le poulet au vin jaune et aux morilles.


       Elles m'ont tellement plu dès la première dégustation que j'en ai aussitôt demandé la recette à la maîtresse de maison, en l'occurrence, ma belle-fille Isabelle,  qui m'a dit l'avoir découverte sur le site d'un restaurant de Bourg en Bresse, "Le Verre Gourmand". Cette recette d'un mets typiquement bressan a été mise au point par son chef, Hervé Galmiche. 



   Simple à réaliser, bon marché, sans produits sophistiqués, elle a toutes les qualités et le résultat est délicieux...


Ingrédients pour 45 petites crêpes 
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- 500 g de pommes de terre à purée
- 4 œufs
- 80g de farine
- 1 dl de crème fleurette entière
- 1 cuillère à soupe de persil haché ou de ciboulette
- Sel, poivre,
Pour la cuisson, prévoir une grande poêle à frire et un peu d'huile


  La réalisation


  - Cuire les pommes de terre à l'eau et les passer au moulin à légumes
  - Ajouter dans l'ordre tout en fouettant : les œufs un par un, la farine, la crème, les assaisonnements.
 - Cuire dans une poêle antiadhésive avec un peu d'huile.
 - Faire des petites crêpes avec une cuillère à soupe de pâte
 - Retourner avec une spatule dès que la coloration est satisfaisante. (vérifier en retournant)
 - Servir de suite ou laisser dans un plat couvert et remettre en température au micro-onde.



Quelques précisions... 
Consistance de la pâte :

La pâte doit ressembler à une pâte à crêpe  normale, juste un petit peu plus épaisse.

La cuisson :

La poêle doit être modérément chaude pour éviter de saisir la pâte trop vite. Il faut lui laisser le temps de cuire sans brûler.

Côté pratique...

Les crêpes peuvent être faites à l'avance, conservées dans un plat couvert au frais.  Au dernier moment, les réchauffer  à four moyen, bien protégées par un papier alu.

J'ai fait un test : deux jours après la cuisson des crêpes, réchauffées au four à 150° chaleur tournante pendant une bonne trentaine de minutes, elles avaient conservé tout leur moelleux.

Je n'ai pas fait d'essai au micro-onde.

 A propos de l'origine de cette recette,  ce que dit le chef Hervé Galmiche,
      « Je vous propose ma recette de crêpes de pommes de terre, inspirée de l'excellente, mais très riche recette des crêpes vonnassiennes de la Mère Blanc. J'ai adapté les proportions pour obtenir une recette plus simple, une texture moins fragile et une meilleure digestibilité. Je l'utilise depuis vingt ans avec d'excellents résultats sous le nom de "Crêpes Parmentier" »

samedi 21 décembre 2013

Bretzels de Mamie Paule


Ces gâteaux croquants conviennent très bien aux personnes qui surveillent leur consommation de sucre.

 

Dans le même registre, vous pourrez retrouvrer également les Noisettins et Damiers publiés en 2012.


Préparation des Bretzels: 50 minutes, repos 2 heures, cuisson 10 minutes.

  

Les ingrédients 

 - 150 g de farine
 - 100 g de beurre
 - 50 g de sucre
 - 1 jaune d’œuf et ½ blanc
 - 1 cuillérée à soupe d’un bon alcool maison, kirch par exemple 

Et pour le décor :

 - Le reste du blanc d’œuf
 - Du sucre en grains (cristallisé par exemple) 

 

La préparation 

 * Creuser une fontaine dans la farine tamisée.
 * Y verser le sucre, l’alcool, l’œuf et le beurre et travailler le tout en une boule.
 * Partager la pâte en deux et former deux rouleaux qui feront 18 à 20 cm de longueur.
 * Laisser les reposer 2 heures au frais. 

 * Découper chaque rouleau en 10 parties égales.
 * Les mettre en boule puis les rouler sur une longueur de 25 cm (une planche à découper farinée convient très bien).
 * Former des bretzels -schéma ci-contre- et bien badigeonner les soudures (notées 1, 2 et 3 sur le schéma).
 * Mettre au frais 15 minutes.
  
 * Badigeonner de blanc d’œuf les dessus des bretzels, les tremper dans le sucre cristallisé déposé dans une assiette creuse.
 * Placer ceux-ci sur une plaque beurrée  et cuire à four moyen -180°- pendant 10 minutes pour que la pâte soit tout juste dorée

 
Conservation

Comme les précédents, au frais, dans une boîte métallique hermétique. 

 

Une recette de Mamie Paule.

lundi 16 décembre 2013

Petits croissants alsaciens


Une nouvelle fois pour Noël, nous vous proposons une série de Bredele, petits gâteaux alsaciens, de Mamie Paule.

Pour élargir le champ des possibles, vous pouvez également vous reporter à des publications antérieures, les macarons au noix ou les boules de Linz par exemple (liens).


Petits croissants: préparation 15 minutes, repos 2 heures, cuisson 15 minutes.

  

Les ingrédients

 - 150 g de beurre
 - 100 g de sucre
 - 200 g de farine
 - 50 g de noix râpée
 - 1 jaune d’œuf
 - 1 zeste de citron râpé
 - 1 pincée de sel
 - 1 cuillérée à café de vanille en poudre
 - Du sucre glace (facultatif).

 

La préparation
 
 * Battre le beurre et le sucre en mousse.
 * Ajouter le sel, le jaune d’œuf, les noix râpées, le citron et la vanille puis mélanger.
 * Incorporer la farine.
 * Travailler le tout puis laisser reposer la pâte environ 2 h au frais.

 * Prélever des boules de pâte de la grosseur d’une noix moyenne.
 * Rouler en petits bâtonnets d’environ 8 cm sur une planche farinée; les amincir aux extrémités et former de petits croissants.

 * Faire cuire sur une plaque beurrée et farinée à four moyen à 180° pendant 15 minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés (pas trop, sinon ils perdent leur moelleux !).
 * Saupoudrer éventuellement de sucre glace.



Suggestion

Ces gâteaux sont à conserver au frais dans une boîte métallique hermétique.


Il est préférable de ne pas faire cohabiter plusieurs variétés de petits gâteaux dans une même boîte ou, alors, il faut les isoler en les enveloppant dans du papier d'aluminium.


 
Une recette de Mamie Paule.
 

mercredi 11 décembre 2013

Gâteau aux noisettes



      Ce gâteau automnal me rappelle mes souvenirs d’enfance. A la fin août, on partait à plusieurs le jeudi après-midi le long des haies à la cueillette des noisettes.
      Après avoir bien rempli nos poches, les noisettes étaient mises à sécher et avec elles ma mère réalisait un bon goûter.


Les ingrédients pour un moule de 25 cm de diamètre environ 


  - 100g de beurre ramolli
 - 100g de sucre en poudre
 - 4 œufs (blanc et jaune séparés)
 - 1 yaourt
 - 100 g de noisettes râpées
 - 50 g de farine
 - 1 zeste de citron râpé (facultatif)



Préparation

 - Fouetter le beurre ramolli avec le sucre. Le mélange doit mousser. 
 - Ajouter les jaunes un à un, puis le yaourt, les noisettes râpées, la farine et le zeste de citron
 - Battre les blancs en neige
 - Ajouter le quart des blancs au 1er mélange en tournant vivement puis incorporer délicatement le reste en soulevant la pâte. 
 - Verser dans un moule beurré.

 

 - Cuire à four chaud 190°, 25 à 30 mn.
 - Démouler chaud
 - Laisser refroidir et servir tel quel ou accompagné d’une compote de pommes.



Ce goûter constitue un en-cas bien consistant !
     
Marie-Madeleine



mardi 3 décembre 2013

La tarte suisse


Mi-tarte, mi- gâteau, elle est traditionnellement garnie de pommes

       Rechercher une recette sur internet, où on trouve tout (et aussi n'importe quoi !!!), c'est bien. Mais ça ne manque pas de charme non plus de fouiller dans le stock "papier" de toutes celles, jugées intéressantes, qu'on a mis de côté et même souvent déjà essayées.

      Parmi ces recettes découpées dans des revues, recopiées manuellement (par nous ou par notre entourage) pas toujours bien classées loin s'en faut, il arrive qu'on en retrouve une, complètement oubliée et qui a pourtant régalé la maisonnée en son temps comme, par exemple,  cette tarte suisse que je viens de remettre à l'honneur. 



Les ingrédients pour une tourtière de 26 cm de diamètre


 - 120 g de beurre pommade

 - 120 g de sucre semoule

 - 150 g de farine

 - 3 œufs

 - 1 paquet de levure

 - Le jus d'un citron.

 - 4  ou 5 belles pommes

La préparation



 - Travailler le beurre pommade avec le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne blanc.
 - Ajouter les œufs entiers alternativement avec le mélange farine-levure et le jus de citron.
 - Bien mélanger et mettre dans une tourtière largement beurrée. La couche de pâte doit être mince.
 - Disposer sur le dessus les pommes en tranches  pas trop fines. 
 - Saupoudrer de sucre.
 - Cuire à 175/180°  de 25  à 30 minutes.


Il ne reste plus qu'à déguster...


Pour mettre toutes les chances de votre côté...

 - Choisir des pommes acidulées, mûres à point qui cuisent facilement. Les reinettes, particulièrement les boskoop, sont toujours mes préférées.

 - Pour un démoulage plus facile, garnir la tourtière (ou le moule) d'un papier cuisson


samedi 23 novembre 2013

La truffe de Bourgogne

Sur les sols calcaires de l'Est de la France


Ici, le substrat argilo-calcaire colle encore à la truffe
La Truffe de Bourgogne, parfois dénommée diamant noir, est un champignon souterrain qui vit en symbiose, en association, avec les racines de divers arbres tels que le chêne, le hêtre, le noisetier, le charme, le pin noir d'Autriche...

Elle se développe sur les sols calcaires de nos régions de l'Est de la France, Bourgogne, Champagne Ardenne et Lorraine.

Localement, à l'état sauvage, on la trouve notamment dans les forêts du barrois, en Haute Marne et en Meuse. Elle peut être "élevée" sur des terrains plantés à cet effet, en Champagne crayeuse par exemple.



Récolte d'octobre à décembre
 
Le chien extrait la truffe et la repose sur le sol
La fructification du champignon s'initie en fin d'hiver début de printemps et la phase de grossissement dure un peu plus de 6 mois. La récolte va donc s'effectuer d'octobre à fin décembre. Ce sont les grands gels qui mettent fin à la saison de récolte.

A maturité, la truffe est très odorante. Elle peut donc être facilement repérée par un chien préalablement dressé pour la localiser et la sortir du sol où elle se trouve en général dans les 10 premiers centimètres.



Une truffe mûre est finement veinée

La truffe mûre présente une forme arrondie et plutôt irrégulière. Sa grosseur est variable, équivalente le plus souvent à une grosse noix. Comme le laisse entrevoir la première illustration, l'enveloppe ou péridium est d'un noir intense avec du relief.

Le test de maturité
L'intérieur ou gléba affiche une couleur nuancée qui évolue avec le temps. Sur une truffe immature, la chair reste blanche.

A l'approche de la récolte, des zones qui correspondent aux spores du champignon brunissent et sont entrecoupées de veines aérifères blanches. La couleur de la coupe constitue une critère de maturité. Le parfum de la truffe évolue parallèlement.



Les arômes de la truffe subliment les mets

La truffe ne s'épluche pas; elle se nettoie simplement à la brosse.

Des entrées boostées à la truffe
Fraiche, elle émet ses parfums durant une dizaine de jours. Il faut donc l'utiliser dans ce laps de temps en la conservant au bas du réfrigérateur dans une boîte hermétique sur un papier absorbant l'humidité. On peut la conserver plus longtemps dans de l'alcool ou du ratafia mais la meilleure façon reste la congélation de beurre truffé.

Ses arômes peuvent se transmettre aux aliments par simple cohabitation de quelques jours dans un récipient étanche, pour un œuf à la coque par exemple. Le plus souvent elle sera associée aux mets sous forme de fines lamelles.

Attention, ne jamais cuire longuement la truffe de Bourgogne sous peine de limiter l'expression desdits arômes.



 

vendredi 15 novembre 2013

GOULASH à la hongroise du " PERE POUYET "

  
  Cette recette a fait la renommée de l'hôtel de la Poste, à Ste Ménehould, dans les années soixante, et a été élaborée par le " PERE POUYET" 
                         

   
  Elle  est transmise par Joëlle, sa belle fille, qui apporte son savoir-faire à ses amies et qui, ainsi, permet de perpétuer la tradition. Aujourd'hui, c'est nous qui en profitons et nous l'en remercions.

  Cette  GOULASH, dite à la hongroise, diffère du plat traditionnel hongrois dont elle s'inspire.


Ingrédients

  Il est judicieux de les préparer tous , sur le plan de travail, avant de lancer la préparation.

Pour  10 à 12 personnes

 - 3 kg de viande (collier, bourguignon, sanglier, etc.) 
 - 1 cuiller à soupe de paprika
 - 300 g de poitrine fumée, en tranches épaisses, à couper en bâtonnets 
 - huile d'olive ou graisse d'oie
 - 2 gros oignons 
 - 3 cuillers à soupe de farine

 - sel, poivre
 - piment de Jamaïque ( 15 grains bien écrasés ),
 ou de Cayenne, selon goût ( il est plus fort )
 - 1 beau bouquet garni
 - 2 petites boîtes de concentré de tomates 
 - 2 têtes d'ail écrasées et hachées


 - 1 bouteille de vin rouge 12 °
 - 2 bières de 25 cl 
 - eau si nécessaire

 - 3 poivrons verts
 - 3 courgettes non épluchées

 - crème fraîche, maïzena

 - (arôme PatRelle*...)

Préparation

 + La veille, découper la viande en gros cubes, les saupoudrer de paprika.

 + Le lendemain, faire revenir les lardons, comme pour un bourguignon, dans de l'huile d'olive, réserver.
 + Faire revenir légèrement les morceaux de viande dans l'huile d'olive. Réserver.
 + Dans une cocotte, mettre les oignons, hachés fins,  à suer.
 + Ajouter 3 cuillers à soupe de farine, remuer et laisser dorer, 
saler, poivrer;
puis mettre le bouquet garni,  les lardons, la viande et remuer le tout.


 + Verser  le vin rouge et la bière, et ensuite incorporer tous les ingrédients ( les épices ), ail écrasée et hachée,  un peu de paprika, du piment ... ( mais excepté les poivrons et les courgettes).

 + Porter le tout à ébullition.

 + Baisser à feu doux puis ajouter la viande et un peu d'eau si nécessaire afin de ne pas coller.
 + Cuire à feu doux 3 à 4 heures.

 +A mi-cuisson ( 1h 3/4 à 2 h 1/4 ), ajouter les poivrons en morceaux  et les courgettes en rondelles épaisses afin de bien les retrouver.
 + continuer la cuisson à feu doux.

 + En fin de cuisson (  3 h à 3 h 1/2 ), on peut ajouter de la crème fraîche délayée avec un peu de maïzena, pour donner de la consistance à la sauce, environ 1/2 h.


Remarques et suggestions

Evitez de laisser attacher votre goulash, la cuisson est plus douce et régulière sur des plaques électriques, et ajustez la quantité d'eau si nécessaire.

Quand au vin, on nous conseille un bourgogne léger.

Servez accompagné de pommes vapeur, de riz ou de pâtes fraîches.

Ce plat peut aussi être cuisiné avec du chevreuil ou du sanglier.

* La recette originale laissait apparaître quelques gouttes d''arome PatRelle, produit  que ma mère utilisait dans le pot au feu pour donner une belle couleur cuivrée au bouillon, sans en modifier le goût. Et je viens de retrouver ce produit en petit conditionnement dans mon supermarché.


  René Pouyet avait aussi donné sa recette à :

 " LE PETIT JOURNAL D'ARGONNE ", qui l'a publiée dans son N° 6 .


jeudi 31 octobre 2013

La confiture-gelée aux pommes de Mathilde



      Cette confiture ancienne, goûteuse et assez peu sucrée se fait avec des fruits acidulés à la chair ferme, avant qu'ils ne soient tout à fait mûrs. C'est donc maintenant le meilleur moment pour préparer cette confiture, et ce jusqu'à la mi-novembre.
      Choisissez de préférence des boskoops ou des reinettes grises d'hiver, ou un mélange des deux. Elles conviennent parfaitement, ce sont des pommes tardives qui n'atteignent normalement leur maturité qu'en décembre ou janvier
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La réalisation se fait sur 3 jours, mais elle ne demande que très peu de temps à chaque fois.

C'est parti...
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Les ingrédients:

Pour deux kg de pommes,  comptez environ 900g de sucre.
Facultatif : un  (ou deux) jus de citron.

Le citron ne figurait pas dans la recette d'origine

J'ai utilisé un mélange de boskoop et de reinettes grises d'Argonne.


La préparation

 - Lavez soigneusement les fruits et ôtez les queues.
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 - Pelez-les en n'ayant pas peur "d"équarrir"!  (faire de grosses épluchures)
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D'abord
 - Enlevez cœurs et pépins que vous mettrez dans un faitout avec les pelures.
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 - Recouvrez  d'eau et faites bouillir très doucement 2 ou 3 heures, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un peu de liquide.
Mais, si l'ébullition a été trop forte, il peut être nécessaire de rajouter un peu d'eau.
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 - Faites  égouttez pendant une nuit, sans presser. 
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D'autre part 

 - Coupez les pommes épluchées en petits morceaux.
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 - Pesez-les, ajoutez la moitié de leur poids de sucre et éventuellement un jus de citron.
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 - Mélangez bien et laissez macérer quelques heures..
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 - Ensuite, faites les cuire doucement, jusqu'à ce qu'elles commencent à devenir tendres, en remuant  de temps en temps sans écraser les morceaux qui doivent rester entiers. (Une dizaine de minutes devraient suffire.)
 - Laissez refroidir.

Enfin...
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 - Le lendemain, pesez le liquide qui s'est égoutté et  y ajouter le même poids de sucre
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 - Mélangez aux pommes déjà cuites et chauffez jusqu'au premier bouillon. Otez du feu et laissez refroidir.
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 - Faites de même le jour suivant
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 - Le surlendemain, amenez une nouvelle fois à ébullition et mettez de suite en pots. 



Quelques précisions...

 - Avec deux  kilos de pommes j'ai obtenu 1,300  kg de  morceaux de fruits, 700 g de pelures et cœurs.   - Après cuisson de ces dernières, j'ai récolté  un peu trop de jus à mon goût. Je l'ai fait réduire doucement jusqu'à ce qu'il ne reste  qu'environ un quart de litre...
- Au total,  j'ai utilisé 900g de sucre (650 +250) pour 2,400 kg de confiture. 
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 - Je fais depuis longtemps cette délicieuse confiture, mais, au début, il m'a fallu faire quelques essais avant d'arriver à un résultat satisfaisant. Je n'avais en effet noté que des explications très succinctes, qui m'avaient été données  "de mémoire" par mon grand-père.
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 - Mathilde était mon arrière grand-mère. Sachant que je suis moi-même arrière grand-mère, je vous laisse le soin de calculer l'âge minimum de cette recette !
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 - Au temps de Mathilde, "la pomme à confitures" par excellence était la "reinette grise d'Argonne".  Elle avait presque disparu des vergers, avant de renaître depuis quelques années grâce aux actions de sauvegarde des variétés anciennes locales.  Il ne faut surtout pas la confondre avec la "reinette grise du Canada".  A part la même couleur de peau, elles n'ont rien de commun.

mardi 15 octobre 2013

Ratatouille fraîche ou en conserve

Je sais, la date est un peu tardive pour une telle recette, mais je viens de faire mes dernières conserves du jardin (outre les haricots qui donnent encore).Et, ce jour-là, le photographe était bien disposé.

Recette facile mais peut-être un peu longue puisque la "corvée de pluches" est, pour ma bonne digestion, incontournable. Et puis, j'en fais toujours plus pour mettre en bocaux qui sont appréciables l'hiver en accompagnement, voire en soupe.

Quant aux proportions entre les différents ingrédients c'est, chez moi, aléatoire et fonction de ma production. je vous propose des quantités qui me paraissent équilibrées et que j'ai trouvées dans un numéro de Rustica.



Ingrédients

Pour 3 bocaux de 75 cl
 - 800 g de tomates
 - 600 g de courgettes
 - 600 g d'aubergines
 - 500 g de poivrons
 - 1 piment d'Espelette frais
 - 3 oignons
 - 4 gousses d'ail
 - huile d'olive
 - sel et poivre.


Préparation


 
Ma façon de faire contrariera peut-être les puristes, mais j'ai choisi de faire revenir séparément la plupart des légumes.



  * Je pèle les aubergines, je les coupe en gros dés et je les fais revenir dans 3 ou 4 cuillérées d'huile d'olive, pendant 10 mn, en remuant. Je les réserve sur papier absorbant pour éliminer l'excès d'huile.
 * Je pèle les oignons et je les émince. Je pèle les poivrons, je retire le blanc et les pépins et je les coupe en lamelles. Je fais revenir oignons et poivrons dans deux cuillérées à soupe d'huile d'olive durant 5 mn.
 * J'épluche les courgettes, parfois un peu grosses, et je les coupe en gros dés. Je les dore 5 à 8 mn.



 
 * J'épluche les tomates, enlève les pépins et je les coupe en dés
 * J'épluche les gousses d'ail et je les écrase.

Dans ma cocotte, je mets courgettes, poivrons et oignons, dés de tomates, ail écrasé  et n'ayant pas de piment d'Espelette frais, j'ajoute une bonne pincée de piment en poudre. Je sale, poivre, couvre et laisse cuire 45 mn à feu doux.



Stérilisation

 * Je prépare des bocaux à vis -type 1 kg de miel en verre- Je les lave, les ébouillante et les sèche.
 * Je remets un feu plus vif sous la cocotte  et je remue sans arrêt, délicatement. La préparation doit bouillir.
 * Je remplis presque au maximum  les bocaux , j'y ajoute une mince couche d'huile d'olive et nettoie bien les bords.
 * Je visse à fond et je retourne les bocaux pendant 15 à 20 mn
 * Je les remets à l'endroit et les laisse refroidir tranquillement.

La stérilisation peut se faire à l'ancienne dans des bocaux à caoutchouc durant une heure.
Ou quand je suis pressée, c'est boîte au congélateur.

Suggestions

Lorsque je consomme la ratatouille aussitôt, je parfume aux herbes de Provence par exemple. De même quand j'ouvre un bocal.

J'utilise un éplucheur nouvelle génération qui est idéal pour les peaux dures  et fines de ces légumes. Ainsi la préparation est beaucoup plus digeste mais peut-être moins bonne à la santé.

Cette ratatouille est presque meilleure quand elle est réchauffée mais elle peut aussi se consommer froide. D'ailleurs, l'été je la sers mixée dans un verrine ou sous forme de gaspacho.

vendredi 4 octobre 2013

Les pruneaux

L'abondance de quetsches  et leur ramassage à un état de maturité avancé m'ont replongée dans les odeurs et les saveurs de mon enfance : les pruneaux.


Ma mère remettait en route le four à pain de la petite maison d'en face et étalait les quetsches sur de belles clayettes en osier pour les faire sécher.

Je me souviens aussi de la sortie du four; les prunes n'étant pas toujours bien calibrées -mais que fait la nature!- ou la température du four un peu aléatoire, elles n'avaient pas toutes le même aspect:
 - encore molles, un vrai régal
 - parfois un peu sèches mais on les réhydratait dans la bouche
 - parfois un peu brûlées, développant des arômes empyreumatiques...

Je suppose qu'elles étaient alors triées -ma mémoire fait défaut- puis conservées dans des boîtes métalliques.

Pour les données exactes de préparation et cuisson, là, plus aucun souvenir; mais dans ma recherche de livres de cuisine anciens, j'ai retrouvé la recette suivante, extraite de "la cuisine moderne illustrée" par un groupe de cuisiniers. Elle daterait de la fin des années 30, peut-être même avant. J'ai donc testé, un peu dubitative au départ et puis, je me suis prise au jeu.


Dans le même temps j'ai trouvé une vidéo sur Internet sur la fabrication des pruneaux d'Agen. Les prunes sont chauffées à 85° C pendant 24 heures pour être déshydratées à 21% puis réhydratées à 35% avec de l'eau chaude, avant la mise en conservation.

J'ai appliqué la recette exacte du guide dans mon four à chaleur traditionnelle, chauffage sol et voûte.

Avant séchage                            A mi-séchage                       En fin de séchage

Rmq : la très basse température de départ est à mon avis importante pour bien atteindre le cœur de la prune et ne pas dessécher trop vite l'extérieur.